Extrait de Les Mystères de la flagellation

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Extrait de / Excerpt from : Les Mystères de la flagellation.


Lorsque les deux jeunes femmes arrivèrent chez Charles Igrec, celui-ci les reçut dans un élégant costume d’intérieur, pyjama et pantalon de flanelle collant qui faisait ressortir avantageusement ses formes.

Très galant, il leur offrit des rafraîchissements et des cigarettes.

Hélène se jeta dans un fauteuil en disant des bêtises, en demandant à Charles si c’était vrai, comme l’affirmait sa sœur, qu’il était encore sage.

Adrienne, elle, à peine arrivée, commença à se mettre à son aise. Elle se débarrassa de son corsage et s’assit sur les genoux de son amie.

— Voyons, fit-elle, tu dois avoir trop chaud, fais comme moi !...

Et elle se mit à la dégrafer lentement, puis glissa sa main dans son corsage entr’ouvert.

— Tu vas scandaliser ton frère, minauda Hélène.

— Lui ?... Tu vas voir ça tout à l’heure.

Charles, debout, regardait les deux femmes. Les amours lesbiennes ne l’amusaient pas beaucoup au fond, et, à cette heure-ci, en présence de sa sœur et de son amie enlacées sur ce fauteuil, le sentiment qu’il éprouvait était tout simplement le désir de posséder Hélène qui était encore pour lui un fruit inconnu.

Et comme il lui était difficile de l’arracher des bras de sa sœur, il dit d’un ton légèrement maussade :

— Bon amusement, mesdames. Lorsque vous aurez fini, vous m’appellerez.

Et il passa dans sa chambre, alluma une cigarette et se jeta sur son lit.

— Ton frère est correct ! dit Hélène.

— Laisse-le donc ! répondit Adrienne qui se pâmait déjà.

Un quart d’heure après, Charles vit entrer dans sa chambre les deux jeunes femmes, entièrement nues, en train de jouer au cheval et au cavalier.

Adrienne, légèrement baissée, portait sur son dos Hélène qui riait aux éclats.

— Eh, Charles ! cria Adrienne, le cheval et le cavalier sont fourbus, l’un et l’autre, quelques bons coups de cravache leur feraient du bien...

Charles se leva de son lit, les yeux allumés d’une lueur rubrique.

Il s’approcha des deux femmes et, en posant sa main sur le derrière de Mme Oméga, il lui toucha les parties sexuelles.

Hélène poussa un petit cri étouffé.

— Le cavalier, je m’en charge ! fit Charles, au paroxysme du désir.

Et, arrachant Hélène du dos de sa sœur, il la jeta sur le lit et la prit dans une étreinte aussi normale que vigoureuse.

Adrienne fut un peu désappointée. Elle n’était pas jalouse d’Hélène qu’elle aimait beaucoup et qu’elle considérait en quelque sorte comme une autre elle-même, comme la moitié de sa propre personne. Du reste, si elle avait amené Hélène chez son frère, c’était pour des scènes à trois, aussi variées que possible ; néanmoins, elle eût préférée que Charles commençât par elle ses épanchements.

Mais elle ne songea à tout cela que l’espace de quelques secondes, ayant trouvé une combinaison qui l’amusa beaucoup. Elle saisit la cravache de son frère, posée sur la table, et se mit à administrer une magistrale volée aux deux amoureux couchés sur le lit, en train de pousser des soupirs et des râles de bonheur.

Puis, lorsqu’elle vit que la séance d’amour était terminée, elle poussa Hélène hors du lit, s’empara de son frère et le prit, plutôt qu’elle ne se laissa prendre par lui, dans une étreinte quasi-sauvage.

Dix minutes après, le jeune homme et ses deux compagnes, nus tous les trois, étaient en train de boire du champagne dans le petit salon de Charles Igrec. Puis, de nouveau, les deux femmes s’enlacèrent, en roulant, cette fois, par terre, sur le tapis, et le frère d’Adrienne dut les fustiger jusqu’à ce qu’elles demandent grâce, en implorant une nouvelle étreinte pour chacune.



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