Extrait de L'Amoureuse de jeunes garçons

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Extrait de / Excerpt from : L'Amoureuse de jeunes garçons.


Cette affection tenait plus à l’habitude qu’au cœur ; elle voulait Octave comme un sujet pour ses plaisirs, et ces plaisirs la sollicitant de plus en plus, elle n’y résista pas, certaine de son empire, ne se préoccupant plus ni de la santé, ni du travail de son ami, écoutant ses caprices dès qu’ils naquirent.

Elle avait pris goût à sucer l’adolescente virilité, et pour un rien, quittait son chevalet, s’approchait d’Octave. Devinant ce qu’elle désirait, de suite et machinalement il se déculottait, elle s’agenouillait, envoyait la langue à travers le pantalon ouvert, cherchait le dard, le sortait avec la bouche, lui donnait une vigueur momentanée qui la faisait se pâmer.

Oui, il agissait machinalement, parce qu’il était tout sous son influence, parce que son fluide le pénétrait dès l’instant où elle abandonnait son chevalet, qu’il connaissait sa fièvre, et que les caresses dont elle le gratifiait lui enlevaient l’énergie pour penser à ces fêtes exceptionnelles où elle le recevait sous un déshabillé féminin et lui livrait son corps.

Appréciait-il bien la volupté qu’ainsi elle pouvait lui procurer ? Il n’était plus entre ses mains qu’un instrument passif, obéissant à son impulsion, se vautrant sur la partie de corps qu’elle désignait, ne s’aventurant à rien de sa propre initiative.

Après sa passion pour le suçage, elle adorait qu’on la caressât aux seins, dont elle tirait vanité, et en cela elle unissait la sensation personnelle au plaisir qu'elle éprouvait à conserver dans la bouche ou dans la main la queue d’Octave. L’asseyant sur ses genoux, tous les deux nus, elle tendait à ses lèvres les seins, et promptement elle reprenait dans les doigts la queue, sur laquelle elle finissait par se précipiter goulûment, l’appelant des plus tendres noms.

Elle tortillait alors le jeune garçon comme une plume ; le léchant sous les couilles, sous les fesses, lui soulevant les jambes, le tournant et le retournant, et il n’avait presque plus de forces pour rouler dans ses bras, lorsqu’elle l'attirait sur elle, les cuisses ouvertes, plutôt par un sentiment instinctif de pitié passagère que par soif d’être possédée.

Préférait-il ces scènes au simple suçage dont elle le comblait presque journellement ? Non, il frissonnait en attendant l’heure où elle se déciderait à s’agenouiller, et il jouissait presque autant des postures qu’il lui voyait prendre pour glisser la tête entre ses cuisses, que des poses qu’elle étalait dans sa nudité.

Installé à une table, où il écrivait ses devoirs, si elle s'avançait avant qu’il les eût terminés ; il ne se dérangeait pas pour tourner les jambes de son côté, ayant été sermonné une fois sur sa distraction qu’elle déclara fautive : elle le regardait quelques secondes, puis, satisfaite de son application, elle se faufilait entre les pieds de la table, à quatre pattes, arrivait doucement près de lui, aspirait avec délices la tiède chaleur du pantalon. Peu à peu, il sentait son souffle qui s’infiltrait à travers l’étoffe, il écartait les cuisses, les doigts d’Octavie le déboutonnaient, exhibaient sa queue, et la bouche la saisissait. Alors seulement il posait la plume et s’abandonnait à la suceuse.

Ah ! cette queue, cette queue jeunette, comme elle la travaillait des lèvres et du gosier ! Ah ! si elle avait pu aspirer ainsi tout le mâle, l’engloutir en elle, quelle extase !

Elle jouissait, elle portait une main à son clitoris, le chatouillait, ce que devinait Octave, et ce qui l’excitait vigoureusement. Le dard se tendait ; il se renversait sur les reins, telle une sensitive, et murmurait :

— Jamais avec Amable, je n’eus si vif plaisir.

D’autres fois, elle le laissait achever ses devoirs, le faisait monter droit sur une chaise, lui retirait le pantalon, lui commandait de tenir la chemise soulevée ; elle commençait à le fouetter doucement, puis plus fortement, provoquait la raideur du dard, et, la veste ôtée, le gilet ouvert, les seins hors de la chemise, venait à petits coups de langue caresser le gland : elle approchait la pointe de ses seins de la queue, et disait :

— Ils s’accordent bien, hein ?

— Oh ! pourquoi cela ne dure-t-il pas toujours !

Elle saisissait la queue avec les lèvres, elle lui agrippait les fesses avec les mains, il gigotait sur la chaise, et souvent une minime éjaculation, qu’elle avalait avec passion, le secouait de la tête aux pieds.




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