Extrait de La Vagabonde libertine

De BiblioCuriosa.

Extrait de / Excerpt from : La Vagabonde libertine.


...Oui, oui, chérie, comme les nymphes des bois, nous allons nous coucher dans l'herbe tendre ; va, nos robes claires ne craignent rien, elles sont faites justement pour les joies champêtres. Et, puis, si elles nous gênent, rien n'est plus facile que de les laisser s'envoler ! Tiens, regarde !...

Et d'un geste prompt, l'impudique Colette envoie promener sa robe blanche, et rose, non pas par dessus les moulins, d'ailleurs absents, mais par dessus un buisson propice, sur lequel elle s'étale en une belle tache claire.

— Oh ! Colette !...

C'est Jacqueline qui pousse ce cri d'envie et de surprise, et aussi d'admiration ; car la grande cousine vient d'apparaître voluptueusement splendide dans son gracieux déshabillé. Aucun jupon pour dissimuler le galbe harmonieux des mollets, non, rien, car le volant de la combinaison est tellement fin, tellement transparent, qu'il laisse voir les cuisses sortant du froufrou exquis du petit pantalon rayé par le ruban rose des jarretelles, venant mettre une tache mignonne sur le blanc de la peau et du linge très fin et délicatement soyeux.

Non ! jamais, la douce Jacqueline n'a vu un si gracieux déshabillé... Et, avidement, amoureusement, elle regarde Colette de Verneuse, laquelle se couche sans plus de façon sur l'herbe haute et tendre qu'elle foule de son corps de déesse.

Sans trop oser quitter sa robe, Jacqueline se couche près d'elle... pour pousser un nouveau cri de surprise et d'admiration.

Colette vient de rejeter ses beaux bras en arrière et de mettre ses mains sous sa nuque. Puis, elle replie ses jambes légèrement écartées... Aussi, quel spectacle s'offre aux yeux effarés de la petite cousine !

Le pantalon moule étroitement les plus merveilleuses fesses qu'il fut donné à Jacqueline de contempler jusqu'ici, et par une anomalie qui semble énorme à la petite châtelaine, le pantalon est franchement ouvert en son milieu d'une grande fente qui laisse sortir la plus splendide des toisons brunes, dont les touffes frisées se mêlent à l'herbe verte.

Oh ! comme cela est joli ! Et combien ce merveilleux spectacle affole la petite Jacqueline ! La mignonne enfant sent une rougeur l'envahir, et un singulier désir empoigner tout son être ! Elle est là, couchée sur le ventre, jolie fleur parmi les hautes herbes, et elle contemple cette autre fleur d'amour couchée devant elle.

Instinctivement, elle s'approche. Va-t-elle oser ce qu'elle a envie de faire ?... Pourquoi pas ?... Colette de Verneuse n'entr'ouvre-t-elle pas un peu plus ses jolies cuisses, en une invitation silencieuse ?...



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