Extrait du Fouet libertin

De BiblioCuriosa.
Version du 25 juin 2011 à 14:56 par Thanalie (discuter | contributions)
(diff) ← Version précédente | Voir la version courante (diff) | Version suivante → (diff)

Extrait de / Excerpt from : Le Fouet libertin.


La jeune Amédée s'effara.

— Mais qu'est-ce que vous allez me faire ?

— Moi ? Mais venger ma poule sur votre derrière, ma jolie demoiselle.

— Hein ?

— Et vous faire payer votre incorrection par une correction dont vous garderez, je l'espère, un souvenir salutaire.

— Vous voulez rire ?

— Pas le moins du monde. D'ailleurs votre jupe courte n'indique-t-elle pas que l'on doit vous traiter comme un baby ; votre pantalon ne vient-il pas de se déchirer fort à propos ! Allons, venez ici et subissez le châtiment sans me forcer à en exagérer la sévérité.

La fillette s'était élancée vers la porte.

— Quoi vous voulez me donner... ?

— La fessée !

— Je ne veux pas ! Par exemple ! Laissez-moi m'en aller.

— Il ne fallait pas venir ! Et je tiens à ce que votre tante sache comment j'accueille ses provocations. Venez ici.

— Jamais !

— Je vais donc venir vous chercher. Tenez, vous le voyez, je viens. Oh ! oh ! vous mordez, vous vous débattez... Là, j'emprisonne vos jolies petites mains et, en roulant mon mouchoir comme ça, je vous les attache par derrière. Criez tant que vous voudrez, ma petite demoiselle, ma vieille bretonne n'a pas l'âme sensible. Cette Ouessantine viendrait plutôt m'aider. Vous pleurez de rage, réservez vos larmes pour tout à l'heure lorsque vos fesses seront endolories et ne pourront plus subir le contact de la selle de votre bicyclette... Eh bien, que dites-vous ?... Venez donc sur mon divan, ce sera plus commode. Vous ne voulez pas ? Alors ouste, je vous prends. Ne battez pas ainsi l'air de vos jambes, vos bas ont beau monter très haut ils me laissent encore apercevoir plus que je n'en devrais voir. C'est très joli, ces bas de soie noire de Madame votre tante ; ils vous vont trop bien pour que je vous les retire. Par contre, votre petit pantalon est déchiré... J'arrache tout... »

Accompagnant ce discours de gestes, Guy arrachait le petit pantalon, et s'arrêtait émerveillé.

— Peste, ma chère ! Que cela est donc rose, dodu et... volumineux ! Parions que votre jolie tante n'en a pas un plus gros. Je vais donc y servir votre part... et la sienne, car, en somme, elle a une grande part de responsabilité dans cette aventure... Protestez, criez, mon enfant, ça ne me gêne pas ; j'aime l'exercice en musique...

La fillette criait, injuriait, honteuse de se sentir le derrière à l'air, étendue à plat ventre sur le divan d'un jeune homme dont elle était devenue le jouet. Mais, de sa main gauche, il maintenait les jambes, s'affolant au contact de la soie ; de sa main droite, il relevait la petite jupe et flic, flac, commençait à fesser, retrouvant toute son émotion de jadis... Le derrière de la grande fillette tressaillait, il tapait encore. Elle suppliait : « assez ! assez ! » Il n'écoutait pas, tapait avec rage.



Texte intégral et toutes les illustrations en format PDF en vente chez Eros-Thanatos