Extrait de Raffinements d'amour !

De BiblioCuriosa.

Extrait de / Excerpt from : Raffinements d'amour !


Alors il la prit dans ses bras, elle se laissait faire, heureuse de ces caresses tendres qui la changeait des vicieuses étreintes de son vieil amant. Il la prit dans ses bras, elle se laissa emporter, heureuse de se débarrasser du souci de son corps, elle remettait à un autre ce lourd fardeau, ce lourd souci. Elle avait passé ses jolis bras nus autour du cou de l’homme qui, avec sa ravissante proie sur les genoux, s’installa sur un large et propice divan.

Alors il prit ses lèvres, pieusement. Elle rendit la caresse, toute frémissante, lorsqu’elle sentit une langue habile et capricieuse desserrer ses dents contractées et venir fouiller sa bouche tiède, parcourir ses lèvres rouges.

Ils restèrent ainsi bouche à bouche de longues minutes. Noémie, de sa langue curieuse et habile, prenait à son tour possession de la bouche de l’homme. Dans ses bras, il sentait la jolie rousse palpiter comme un oiseau blessé, les pointes durcies de ses seins venaient s’écraser contre sa poitrine. Alors, avec des gestes lents, de ses mains habiles, il sortit du corsage un sein superbe, rond, un bloc de marbre poli et dont la blancheur laiteuse faisait encore ressortir davantage le rose de la pointe dressée et qui semblait grossir à vue d’œil. Alors, délicatement, il prit entre ses lèvres cette pointe tendre et à petits coups de langue rapide s’amusa à augmenter encore la turgescence de ce mamelon coquin et provocateur. Sous ces caresses perverses, Noémie s’abandonnait, prête à défaillir, sur les genoux de l’homme, la tête renversée, les yeux fermés. Avec d’infinies précautions, avec des soins tendres, il vint s’agenouiller devant la femme sans défense. D’une paume caressante, il palpa le mollet ferme et rond, puis sa main alla plus haut, toujours plus haut, la cuisse chaude frémit sous la caresse subtile... d’un geste autoritaire, il releva la jupe et le jupon et admira le plus adorable paysage. Les rousses ont le monopole d’une peau d’une blancheur immaculée. Les cuisses de Noémie étaient longues, si blanches, si roses, si rondes, avec de jolies veines d’un bleu idéal.

Il contempla en amateur éclairé toutes ces merveilles. Ses lèvres se posèrent sur les chairs frémissantes qu’il baisa longuement, pieusement. Noémie était agitée de violents soubresauts, à bout de résistance. Un léger cache-sexe masquait encore le centre de tous les plaisirs, des seuls plaisirs. Il fit d’abord une reconnaissance minutieuse. Il avait de l’habileté au bout des doigts et bientôt de petits cris râlés le prévinrent qu’il avait su trouver le point sensible. Il n’insista pas. Il voulait d’autres victoires. Ses doigts allèrent à l’aventure, et en quelques secondes réussirent à faire glisser l’indésirable cache-sexe. Il resta ébloui devant une mousse dorée comme les blés un soir d’été... une mousse légère comme celle du champagne, lumineuse, vivante...

Il s’agenouilla, pieusement, ses lèvres se posèrent avec décision et il n’interrompit sa prière que lorsqu’un cri strident, poussé par l’admirable rousse, vint l’avertir qu’il avait trouvé le chemin de son cœur.

Il l’installa alors commodément, glissa un coussin derrière ses reins fatigués et la baisa de nouveau, très doucement, sur ses paupières, puis il s’installa près d’elle, prit sa main dans la sienne et attendit...



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