Extrait de Mes souvenirs

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Extrait de / Excerpt from : Mes souvenirs.


A ma grande stupéfaction, Alice se mit debout, et par des mouvements rapides et fiévreux, défit le pantalon du marquis, puis releva la chemise sous son gilet. Alors ! Oh ! je n’avais pas assez de mes deux yeux pour regarder. Je vis un objet tellement extraordinaire pour moi, que je faillis pousser un cri.

Que pouvait bien être ce membre inconnu, dont la tête rose, sa longueur et sa grosseur me parurent monstrueuses ?

Alice était loin de partager mes craintes, je n'eus pas longtemps à attendre pour m’en rendre compte. Elle prit délicatement dans ces mains cette chose qui m'avait à moitié effrayée, la caressa gentiment et dit :

— Allons, vilain Monsieur, venez dire bonjour à votre petite Niquette et surtout, vilain petit polisson, n’allez pas trop vite.

Là-dessus, voilà ma tante retroussant sa robe par derrière, met à découvert deux rondeurs d’une blancheur éblouissante, séparées par une raie dont je ne voyais qu’une légère trace.

Elle se baissa ensuite, et plaçant ses deux mains sur le banc de bois, présenta à son amant une croupe élégante.

Henri, debout derrière, prit en mains ce membre qui me paraissait raide comme un bâton, et commença à l’introduire entre les deux lèvres.

Alice ne bougeait pas. Elle écartait le plus possible la partie en saillie. Peu à peu, je vis celle-ci se dilater et bientôt absorber presque en entier cette monstruosité. L’opération s'effectua même si complètement que le ventre de M. de Bandara vint se coller contre les fesses de ma tante.

Ce fut alors entre eux un va-et-vient de mouvements combinés, de propos sans suite, de paroles entrecoupées.

— Ah ! je t’aime, tu me pénètres, que c’est bon, disait Alice. Oh ! mon amour... va doucement... laisse-moi seule d’abord... Ah !... Ah !... Plus vite, mon chéri, vite, vite, à toi !... Je meurs...

Je regardai Henri ; les yeux à demi fermés, les mains appuyées sur les hanches de ma tante, il me parut être dans un état de béatitude inexprimable.

— Tiens, disait-il, mon ange ! mon tout... Ah ! que c’est bon ! sois heureuse... tu l'es, n’est-ce pas ? Je sens que tu es bien à moi... Jouis bien, mon trésor...

Tous deux s'arrêtèrent un moment. Ma tante comme anéantie, ne changeait pas de posture. Elle tourna enfin la tête, envoya un baiser à son amant et lui dit :

— Maintenant, recommençons, je veux que tu me préviennes quand tu seras prêt, je voudrais que nous jouissions tous les deux ensemble.

La scène recommença, tout aussi passionnée.

Ma tante disait :

— Mon amour... dis-moi que tu es bien dans moi !... Dis-moi que c’est bon !...

— Ma chérie, je suis... Ah !... c’est trop bon ! Ah ! oui... comme ça... Oh ! que c’est bon... Mon trésor, ah ! ça vient... attention, tu es prête... vite... vite... Ah ! Ah ! ça y est, viens mon adorée que je te mange de baisers.

Très surprise d’entendre de pareilles exclamations, à peine osais-je bouger de mon observatoire, je ne savais que penser, j’étais tout émue.

Quel spectacle ! Cette scène produisit en moi une surprise mêlée de joie, un sentiment vif et délicieux m’envahissait, impossible à exprimer.

Je crois que j’aurais donné tout mon sang pour être à la place de ma tante. Je la jalousais presque. Son bonheur me paraissait si grand.

Un feu inconnu se glissait dans mes veines, j’avais la tête en feu, mon cœur battait à grands coups. Je sentais le désir me prendre. Ma tête s’exaltait, mon imagination à son comble me faisait ressentir une partie des plaisirs dont j'étais témoin. Je relevais ma jupe, ma chemise, et d’une main inexpérimentée je commençais d’explorer cette tendre partie, m’assurant ainsi que j’étais en tous points faite comme Alice, mais sans savoir encore quel soulagement cette main pouvait me procurer.



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