Extrait de Mémoires d'une danseuse russe

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Extrait de / Excerpt from : Mémoires d'une danseuse russe.


Un jour, il eut à fouetter la femme de chambre favorite de sa mère, Mina, une grande et belle fille de vingt-quatre ans. Sa maîtresse ne la corrigeait pas souvent, et quand elle la troussait elle lui appliquait une fessée à la main, mais à tour de bras, par exemple, à lui faire fumer la peau.

C’était la première fois qu'elle l’envoyait à son fils, munie d’un billet de correction, dans lequel elle lui enjoignait sans doute d'appliquer une bonne fessée à la porteuse du message. Nous devinions toutes ce que ce billet contenait, et nous nous attendions à voir le jeune barine ne pas ménager le gros postérieur qu’on recommandait à ses bons soins, plus qu’il ne ménageait les nôtres. Nous étions toutes là, les poupées vivantes. A l’entrée de cette belle fille qui était la favorite de madame, à l’aspect de ce corps plantureux, que la maîtresse fouettait si peu souvent, nous nous réjouissions à la douce pensée que le jeune maître allait se distinguer en tannant un peu ce bel arrondissement.

La jeune barine se présentait pour l’aider à la trousser, mais le jeune homme lui fit signe que non, et il se livra lui-même à cette opération délicate, comme il en avait l’habitude, mais en y mettant tout le temps. La jeune fille s’était présentée à lui avec une confiance sereine, comme si elle comptait sur la faveur dont elle jouissait auprès de sa maîtresse, pour trouver dans le fils l’indulgence à laquelle la mère l’avait accoutumée.

Le jeune barine avait fait pencher Mina en avant et glissé sa main sous les jupes, qui se relevèrent à mi-jambe. Nous n’avions pas besoin de nous demander ce qu’il faisait là-haut, c’était dans les habitudes du vicieux garçon de plonger sa main dans les combles. Mais il restait bien longtemps dans les régions visitées, il ne finissait pas de tripoter les appas de là-haut. Enfin il souleva les jupes, les tournant sur les reins où la chemise alla les rejoindre, découvrant le superbe postérieur ivoirin qu’on aurait deviné ne pas avoir été fouetté depuis longtemps, si nous ne l’avions pas su.

Nous avions les yeux fixés sur cette chair unie, intacte, jalouse de la faveur qui la protégeait contre les verges meurtrières, et nous escomptions d’avance le plaisir que nous allions avoir à la voir endommagée, car le jeune barine ne se fera pas faute de taper dur et sec. Il a sous la main un terrain de manœuvre comme il les aime, vaste, rebondi, replet, et il va certainement s’en donner à cœur joie.

Il prend la fille de chambre sous son bras et commence comme toujours par le même procédé, d’abord par une fessée indulgente, qui lui permet de caresser le satin qui recouvre la surface, puis quelques claques plus sévères, et enfin les cinglées entre les cuisses.

Ici la fessée continua avec la même indulgence jusqu’à la fin, c’était bien plus des caresses que des gifles. Et quand vint le tour des cinglées entre les cuisses, il lui en donna cinq ou six, pas bien fortes, mais il laissa sa main plus longtemps sur la fente. Nous pensions qu’il ne la ménageait que pour lui faire mieux sentir les verges.

Il fit signe à la jeune barine de venir lui tenir la patiente. Il se dirigea vers la table où se trouvent les divers instruments de torture, et quand nous pensions qu’il allait choisir une longue et forte verge, qui était ce qui convenait à ce gros postérieur, qui s’étalait large et renflé en face de nous, à notre grande surprise, car il prenait toujours des verges pour les grosses fesses que sa mère lui envoyait à fouetter, il choisit un martinet de douze lanières de cuir souples et minces, dont il se servait pour les petits culs des fillettes.

Nous nous demandions s’il allait la faire passer par tous les degrés de la torture. Ah ! bien, oui. Il la fouetta comme il l’avait fessée, lentement, doucement, lui appliquant ainsi une cinquantaine de coups de martinet très indulgents. Les lanières s’enroulaient autour des fesses, enveloppant toute la surface, marquant la peau en rouge aussitôt effacé.

Les fesses jouaient comme dans l'application sévère des verges. Mais ici, c’était, paraît-il, un jeu voulu, volontaire et intéressé. Intéressé, car le jeune barine, qui la fouettait en face, avait ce spectacle excitant sous les yeux. Nous ne tardâmes pas à avoir la preuve flagrante de l’intérêt qu’elle avait à ces mouvements lascifs.

La flagellation ainsi menée lentement, dura dix minutes, moins que la fessée. Le savant jeu des fesses cessa avec la correction. A ce moment, la croupe monta dans l’espace, se dandina un moment, montrant la grotte entrebâillée, puis redescendit. La peau avait gardé une teinte rosée de ces diverses corrections. Le jeune barine n’offrit pas à sa sœur de continuer la danse.




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