Extrait de Les Deux soeurs

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Extrait de / Excerpt from : Les Deux soeurs.


Mon cher amant me pressa sur son cœur et me fit asseoir sur ses genoux. Mes yeux dans ses yeux, mes mains dans les siennes, nos doigts entrelacés, nos lèvres tremblantes de désirs, le désir de s’unir dans un baiser d’amour. Ces lèvres avides se collèrent dans une caresse des plus enivrantes où le cœur, les sens, la volupté, la passion, se fondaient ensemble dans notre être. Quel moment sublime !... Nos soupirs se confondaient ; nous respirions notre haleine et, dans ce choc de bonheur, on entendait ces mots brûlants d’amour :

— Je t’aime... je t’aime... je suis à toi, je te veux... prends-moi.

Je me sentis défaillir dans ses bras. Mon Pietro, transporté au paroxysme de la passion, par les désirs du cœur, des sens, de la chair, s’empara de ma gorge. Je sentais la pression de ses doigts comme un filtre qui descendait jusqu’au fond des parties sensibles. Je me rappelle que dans cette immense jouissance j’eus la force de lui demander sa bouche. Avec la seule main qui lui restait, il ouvrit mon corsage, il exposa tout au jour : les épaules et les tétons, qui furent baisés et sucés. Ses petites morsures et ses coups de langue me firent décharger. Je perdis connaissance.

En revenant à la vie j’éprouvai un bien-être inexprimable, la jouissance sensuelle était calmée, mais celle du cœur durait toujours, c’était un calme voluptueux que les baisers entretenaient. Il me dévorait des yeux, il me mangeait les seins, dont il becquetait les bouts.

— N’est-ce pas, chéri, que tu les aimes ces tétons ?... Vois comme tes lèvres, ta langue les ont durcis ! ils sont plus beaux quand tu les as bien tétés... Pietro ! mon Pietro ! si tu savais comme tes caresses me remuent jusqu'au fond... Arrête... si tu ne veux que je meure d’extase !... mourir encore, oui ! mais avec toi !... Veux-tu ?... Oui ! tu veux ! je te comprends !

Il me prit dans ses bras, je lui indiquai ma chambre, il me déposa sur le bord du lit, me troussa, et je reçus ce membre adoré jusqu’au fond de la matrice. Quelle différence avec les autres !... chaque coup était un plaisir nouveau.

— Cher Pietro bien aimé, c'est toi le premier qui me fait goûter les voluptés célestes de l’amour. Tous les autres me fatiguaient et toi tu me transportes dans les félicités du Ciel. Tu me limes avec une telle douceur que je frissonne à chaque pression. Ton cher vit dans moi ; c’est le comble du bonheur. Et toi ; éprouves-tu les mêmes effets ? Ce frottement enivrant ne te donne-t-il pas le délire ? Je crois que oui ! tu partages mon ivresse, tu jouis ! mon petit con te donne du plaisir !... Tu m’inondes, tu coules, tu es heureux ! — et au même instant je déchargeai copieusement, je me pâmai.

Pour ne pas diminuer le charme qui nous unissait si étroitement, je croisai mes jambes sur ses reins, je l’enlaçai en collant ma bouche sur la sienne et en lui donnant ma langue. Et ainsi liés, je le forçai à recommencer le doux jeu de son membre qui me remplissait tout le con et me faisait pousser des soupirs étouffés, par ses lèvres qui me suçaient la langue. Une seule chose manquait pour que notre bonheur fût complet, le contact de la chair, le frottement de la peau, la chaleur de nos deux corps dépouillés de tout voile indiscret. Ce désir instantané traversa ma pensée en même temps que celle de mon cher fouteur. En un clin d’œil nous nous trouvâmes dans la nudité la plus complète et prêts à nous damner ensemble éperdument. Nos deux corps s’unirent dans une folle prise de possession. Dans le silence de l’amour heureux on n’entendait que les claquements des lèvres humides se baisant et répondant aux râles d’extase, au choc des deux êtres qui se confondaient dans des caresses inassouvies.



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