Extrait de Le Fouet au Moyen-âge

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Extrait de / Excerpt from : Le Fouet au Moyen-âge.


Mais Géraldine n'était pas au bout des étonnements humiliés que lui réservait la correction matinale qui s'apprêtait pour les quatre filles. Tout à coup, avant même qu'elle ne reçoive le premier coup, elle aperçoit de droite et de gauche, menaçant les derrières de Colette et des deux compagnes de sa honte, trois mains, trois larges mains paraissant autant de battoirs, qui, levées très haut, s'abattent brusquement paume tendue, sur les fessiers placés de chaque coté de la pudique enfant. Et en même temps que Géraldine voit... elle reçoit : une claque formidable sonne et résonne sur ses deux mappemondes, comme sur celles de la brune Colette et des deux rousses. Et la commotion arrache un mouvement inconvenant aux quatre derrières claqués si solidement. Géraldine étouffe un cri de honte suprême, et certes cela se comprend pour la chaste fille. Les verges sont honteuses mais douloureuses, et cuisant est le martinet, et, surtout pour le premier des deux instruments, la souffrance est une sorte de contrepartie de la honte subie, mais, là, il n'en est pas de même. La fessée manuelle, c'est le comble de l'humiliation fessière. C'est la jeune fille ravalée au rang des enfants en bas âge que leurs parents corrigent, leurs petites jupes levées pendant qu'ils crient et piaillent. Et c'est ce châtiment par-dessus tout ignominieux que reçoivent en ce moment la blonde Géraldine, la brune Colette et les deux rousses qui remuent avec vigueur leurs grosses fesses.

Il y a pis, c'est sur le vêtement, pour les prévenir du genre de punition, que la première claque a été donnée. Mais la voix autoritaire de la grosse nonne se fait entendre. — « Déculottons, mes sœurs. » — Et elles, déculottent, elles déculottent, les nonnes, les blancs pantalons de Géraldine et de Colette tandis que se baissent de même les pantalons en toile grise qui enferment les grosses lunes de leurs voisines plaisamment rosées en même temps que fortement dodues, voire copieuses. Et sur les quatre lunes bien nues les quatre battoirs manuels se lèvent et Géraldine reçoit ainsi, côte à côte avec Colette qui gigote et soupire comme elle, la plus ignominieusement humiliante des corrections.



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