Extrait de Fifi l'Arpète

De BiblioCuriosa.

Extrait de / Excerpt from : Fifi l'Arpète.


Il faut croire que le langage des yeux des deux amies avait été assez clair ; car, Berthe et Françoise, d'un commun accord, se dirigèrent vers le banc.

La voix d'Henriette se fit alors entendre :

— Oh ! ce qu'elles sont enragées !

— Fais-nous grâce de tes appréciations ! fit Françoise. Contente-toi de te rincer l'œil !

Et la chérie, étendue sur les genoux de la flagellante, remplaça Jeanne la grassouillette et l'intrépide Fifi !

Françoise paraissait brune à côté de sa grande ; mais, elle n'était que d'un châtain assez foncé et certain détail, au cours de son déculottage, se dénonça même de nuance plus claire.

Bien faite, sans pourtant que les siennes rivalisassent avec les jambes admirables de l'aimée, elle devait être plaisante à voir, remuante et souple, puisque Valentine suivait les remous joyeux des chairs claquées en manifestant un intérêt qui choquait Henriette. La fessée fut copieuse ; avec les baies fermées, nul écho n'en était à redouter qui, dans les ateliers d'en face, pût parvenir aux quelques apprentis mâles s'y trouvant, si tant est que certains d'entre eux, déjeunant là, se fussent abstenus de leur promenade habituelle sur le boulevard.

Tour à tour, fessant de sa main et usant de la verge, Berthe, qui tenait à faire de la belle rousse une adepte, déployait la quintessence de ses talents, s'arrêtant pour masser les chairs rosées, de qualité et de volume satisfaisants. Dans les œillades de la fesseuse, Valentine lisait, sans peine, une invite et y répondait par un sourire ambigu qui, s'il ne se pouvait expressément traduire par un oui positif, ne se devait pas interpréter non plus par un net refus.

Aussi, quand prit fin la fessée et que la brune ondulait encore de tout son corps frémissant, la Flamande, priée de s'asseoir près de Berthe, s'y rendit, sans atermoiement, pour palper le derrière accueillant, et le palper assez longuement.

C'était de bon augure et Berthe ne s'y trompant pas, crut pouvoir se risquer, aussitôt debout, à une ébauche d'initiative vers un but non douteux.

Elle prit la rousse à pleins bras et, abaissant l'un d'eux, alla, sous la blouse de la nouvelle, chercher et trouver l'objet de ses désirs impatients. Valentine ne se défendait pas et, à la stupéfaction courroucée d'Henriette, laissait à loisir patiner son somptueux derrière par la main hardie qui, sans plus de façon, s'était introduite dans le pantalon et sous la chemise.

Henriette n'en croyait pas ses yeux !

Oh ! quel toupet avait cette Berthe ! et sa Valentine, malgré son air sérieux, quoi ? elle aussi, trouvait à son goût ces jeux scandaleux ?

Elle n'était pas au bout de ses étonnements ; car, elle put voir bientôt la blonde qui, apparemment ! ne se contentait pas des satisfactions de son toucher, relever audacieusement la blouse pour étudier « de visu » les formes plantureuses de la Flamande.

Le pantalon n'étant pas assez ouvert à son gré, elle osa l'écarter davantage et, lorsque, sans que rien n'en fût dissimulé, saillirent les deux rondeurs superbes qu'habillait seulement la plus satinée des tant douces peaux de rousses, ce fut à une ample fessée qu'elle eût l'indignation d'assister !



Texte intégral avec toutes les illustrations en format PDF en vente chez Eros-Thanatos