Extrait de Brins de verges

De BiblioCuriosa.

Extrait de / Excerpt from : Brins de verges.


— Bianca, montre à cette jolie dame ton talent de maîtresse d'école.

Bianca ne se le fit pas répéter, et, tandis que Madame m'enserrait avec force le haut du corps entre ses deux bras, elle se mit à me fouetter à son tour, et, cette fois, ce ne fut pas pour rire. Sa main s'abattit sévèrement sur mes pauvres fesses que la précédente action avait un peu échauffées. J'avais beau les contracter, les faire aussi petites que possible, je n'en sentais pas moins cruellement les cinglades que m'appliquait Bianca. Elle frappait avec vigueur et discernement, suivant les conseils de Madame, qui lui indiquait les endroits plus indemnes que les autres :

— Tiens, Bianca, là, à droite, voilà une place qui n'a presque rien reçu... Bravo ! A gauche, maintenant. Il ne faut pas qu'il y ait de jaloux ! Un peu plus de sévérité... Là, très bien.

Et la demoiselle obéissait avec une ponctualité que j'étais à même d'apprécier, par force, incapable de faire un mouvement.

Oui, ma chère, ce fut une vraie fessée que je reçus: Il y avait bien, bien longtemps que cela ne m'était arrivé, et je retrouvais des sensations de gamine. Même, comme Madame desserrait un peu son étreinte, ce qui me permit de tourner la tête, de m'apercevoir dans la glace, je me crus revenue à l'âge de treize ans, quand ma tante, pour me punir, un jour de je ne sais quel gros méfait, qui l'avait mise en fureur, m'emmena dans la lingerie, me déculotta et m'administra, dans le strict tête-à-tête, une fessée dont je gardai, douze heures durant, le cuisant souvenir. Je retrouvais aussi, sous les claques dont me gratifiait Bianca, cette passivité effrayée qui m'avait empêchée de résister à ma tante, dès qu'elle m'eut seulement troussé les jupes et qu'elle eut posé les doigts sur les boutons de mon pantalon, et cela, malgré la révolte que causait à la grande fille que j'étais déjà, la perspective d'une correction humiliante...

Pendant ce temps, j'étais demeurée passive, mais non pas muette ; en effet, les gifles sévères que je recevais sur les deux... joues, m'arrachaient les hauts cris, ce dont les trois femmes s'amusaient fort. Le rire secouait la grosse poitrine de Madame, que je sentais tressauter, tandis qu'elle me tenait serrée contre elle.

— Ah ! ah ! s'écria Madame... On commence à être un peu domptée et on va demander bien gentiment pardon, cette fois-ci.

— Oui, oui... pardon ! fis-je avec précipitation. Pardon!

Je crus, pour lors, en être quitte! De quoi avais-je demandé pardon ? je n'en savais rien ; mais, puisque c'était nécessaire...

— Allons ! reprit triomphalement Madame. Je savais bien que nous y arriverions ; et quand vous aurez tâté de la verge, vous serez devenue tout à fait, tout à fait gentille.

De la verge ! A cette nouvelle menace, qui me parut surpasser toutes les autres, j'eus une nouvelle révolte, et, me redressant, je parvins à me dégager et à sauter instinctivement sur mes vêtements ; mais mon maillot, tombé sur mes talons, entravait ma marche. Je fus vite reprise, poussée vers le lit, sur lequel Bianca grimpa ; puis, m'attirant par les deux mains, d'une brusque secousse, elle m'y fit tomber, le haut du corps allongé, le nez dans les couvertures, les pieds maintenus à terre par les mains vigoureuses de Madame.



Texte intégral avec toutes les illustrations en format PDF en vente chez Eros-Thanatos